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Lotissement communal et premiers immeubles de la Feuillée à Saint-Julien-en-Genevois

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Description

Cette photographie en noir et blanc représente une vue aérienne du lotissement communal et des premiers immeubles au début de l'urbanisation de la Feuillée. De vastes zones de champs entourent cet espace. Ce lotissement a été réalisé entre 1952 et 1962.

Remarque : cette carte postale nous a été fournie par les organisateurs de l?exposition « Saint-Julien-en-Genevois » (1981, Lycée de Saint-Julien-en-Genevois). Voir ETU 214 cote 914.44 COL

Période :

Témoins et/ou personnes à l'image :

Fonds documentaire : Paysalp

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Caractéristiques du document


Cadre : Communication et presse
Domaine : Espace, environnement - Architecture, construction

Informations supplémentaires


Type de collecte : paysalp
Collecteur : Ecomusée Paysalp - Maison de la mémoire
Lieu de collecte : Saint-Julien-en-Genevois
Date de collecte: 01/03/2013
Type de support : Photo
Libre de droit : Libre de droit signifie que le document est tombé dans le domaine public Non
Lieu de conservation : Privé



Patrimoine associé


Titre : Lotissement la Feuillée
Description : Situés des part et d'autre de l'Allée de la Feuillée, cinq immeubles de logements collectifs se dressent sur la gauche, tous parallèles les uns aux autres, excepté le premier bâtiment, faisant face au 6e immeuble sur la droite, perpendiculaire à leur axe. Trois sont exactement pareils; les trois autres, plus longs, tous un peu différents.

Il s'agit vraisemblablement du premier quartier ouvrier à Saint-Julien. Le premier projet (1er bâtiment) démarre en 1953, soit quelques années après la fin de la seconde Guerre Mondiale. En France, c'est l'époque de la Reconstruction. Pour pallier à la pénurie de logements, l'Etat octroie des subventions pour faciliter et accélérer la construction de logements d'utilité publique.
Dès 1963, le nombre de mises en chantier augmente d'ailleurs drastiquement; ainsi la première tranche des bâtiments de la Feuillée s'érige dans une situation encore relativement nouvelle, surtout dans une cité telle que Saint-Julien.
Le premier projet ne comporte que deux bâtiments de seize appartements chacun. La deuxième tranche de travaux (bâtiments A, B, C et D) est venue plusieurs années après et commanditée par une autre société immobilière.

Pour ces six immeubles, c'est l'architecte Gilbert Fiammingo qui suit les chantiers pour l'agence Novarina. A cette période, Maurice Novarina (1907 - 2002) est architecte en chef dans le département de l'Eure, nommé par le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (MRU) et dès 1958, il devient architecte en chef des grandes opérations urbaines (ZUP - zones à urbaniser en priorité) dans la France entière. A la même période, Novarina construit d'autres logements collectifs en Haute-Savoie, dans des villes plus grandes telles que Thonon-les-Bains et Evian.

Aujourd'hui tous les bâtiments de la Feuillée sont isolés par l'extérieur à l'aide de plaques de polystyrène de couleurs rose saumon et grise, qui forment des motifs, non décidés par l'architecte au moment de la conception. De par cette dénaturation des façades - bien que légère -, il est difficile d'imaginer l'état originel de ces six bâtiments. Tous possèdent un rez supérieur sur cave, rehaussés de trois étages et sont couverts d'un toit à deux pentes classique.

1er bâtiment :
Ce long parallélépipède accroche l'oeil par ses brise-soleil verticaux intercalés entre chaque fenêtre; ce qui correspond au plan intérieur à une pièce de très petite envergure, appelée "séchoir" et reliée à la cuisine et à la salle de bain. Les deux cages d'escalier en hors d'oeuvre sont en légère saillie par rapport à la façade, ce qui permet d'ajourer les côtés sur toute la hauteur et ainsi favoriser un éclairage naturel. Se dégagent de la façade antérieure, des loggias, que l'on pourrait tout autant qualifier de balcons puisqu'elles se trouvent en demi-saillie, créant ainsi un léger renfoncement.

2e bâtiment :
Dans ce bâtiment, les appartements sont desservis par le biais de coursives, accessibles par un volume en saillie du corps central, contenant la cage d'escaliers. Des matériaux hétéroclites rythment les façades - lames de bois, briques à trous, verres.

Bâtiments A, B, C et D :
Les trois immeubles A, B, C sont identiques. Il s'agit de trois volumes rectangulaires parallélépipèdes de béton dans lesquels sont "creusées" des loggias, l'entrée s'élance de l'autre côté de la façade.
De larges baies vitrées aux cadres en bois longent les loggias. Le prolongement des dalles est supporté par des piliers volontairement visibles, créant une trame de type "grille" moderniste.
Au milieu de ces espaces extérieurs improvisés, un mur externe traverse tous les étages de façon verticale et le quart central s'habille d'un revêtement de bois, comme des persiennes fixes.

Ce qui est sans doute le plus intéressant d'un point de vue architectural se retrouve dans les quatre derniers bâtiments (A, B, C et D) : le hall d'entrée est projeté en avant sur sa façade principale, à la façon d'un bow-window moderne, surélevé (puisque le rez-de-chaussée est supérieur) et accessible par un escalier bétonné.
Malgré les contraintes économiques imposées pour ce type de bâtiments, Maurice Novarina réussit cependant à offrir aux locataires une architecture pensée pour un maximum de confort moderne et ce, indépendamment de la standardisation et de la rationalisation indue.

NERFIN Pauline - Université de Genève 2013 -
Sous la direction de Mme Leïla EL WAKIL

Fiche détaillée du patrimoine